Bergson a ainsi analysé l’une des causes de ce phénomène singulier qu’on appelle “le rire”.
La crise qui balaye les univers boursiers, et, à partir de là l’univers tout court, jusqu’à atteindre les foyers les plus humbles et les plus à l’écart, en principe, de la mondialisation, est un bel exemple de mécanique plaqué sur du vivant.
Or que voit-on ? Est-ce que la crise dont on parle serait une immense crise de rire ? Voit-on les politiques, les syndicalistes, les commerçants, les associations d’aide aux démunis, les intellectuels se prendre les côtes et se tordre de rire ?
Non point.
Pourtant, quelles débauches, quels déluges de mécanique plaqué sur du vivant dans les événements que nous traversons. C’en est un feu d’artifice.
Cela ne prête pas à rire.
Mais il y a longtemps que nous avons constaté, à Plein Sens, qu’il n’était pas toujours heureux de constater qu’on plaquait du mécanique sur du vivant. Et c’est même notre travail que de rechercher comment on pouvait concilier les réalités de terrain, avec leur vécu, le sens qu’elles revêtent pour des clients, des salariés, des partenaires, avec des dispositifs, des services, des modes de gestion qui s’adaptent au mieux au vivant et ne soient pas seulement de belles mécaniques, bien huilées, mais qui, plaquées sur des réalités ne fassent plus rire personne.