Archive for the ‘Non classé’ Category

L’ile du jour d’avant

Lundi, février 2nd, 2009

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- Regardez, sur le cliché on voit l’image d’une île la veille du jour où elle est photographiée.
- Vous voulez dire, une photo de la veille.
- Non, la photo prise est celle de l’île la veille, au moment où elle est photographiée.
- Je ne comprends rien…
- C’est simple, la photo est prise à l’extrême nord-est de la Russie, l’île appartient à l’Alaska. Entre les deux, le décalage horaire est de 24h. L’île a toujours un jour de différence avec la Sibérie.

Et d’ailleurs, de l’autre côté, on voit la partie sibérienne où l’heure est celle du lendemain.

Comme toutes les mesures, la mesure du temps a toujours un sens. Mais il faut savoir lequel.
C’est bien la préoccupation constante de Plein Sens aussi lorsqu’il s’agit de travailler sur d’autres types de mesures, lorsqu’on s’intéresse à des comportements ou des réactions de publics humains…

Les chiffres ont toujours de ces évidences dont il faut apprendre à se méfier. On s’aperçoit souvent que tout le monde n’est pas à la même heure et que ce qui fait sens pour les uns ne donne pas le même sens pour les autres.

Du mécanique plaqué sur du vivant

Lundi, décembre 22nd, 2008

Bergson a ainsi analysé l’une des causes de ce phénomène singulier qu’on appelle “le rire”.

La crise qui balaye les univers boursiers, et, à partir de là l’univers tout court, jusqu’à atteindre les foyers les plus humbles et les plus à l’écart, en principe, de la mondialisation, est un bel exemple de mécanique plaqué sur du vivant.

Or que voit-on ? Est-ce que la crise dont on parle serait une immense crise de rire ? Voit-on les politiques, les syndicalistes, les commerçants, les associations d’aide aux démunis, les intellectuels se prendre les côtes et se tordre de rire ?

Non point.

Pourtant, quelles débauches, quels déluges de mécanique plaqué sur du vivant dans les événements que nous traversons. C’en est un feu d’artifice.

Cela ne prête pas à rire.

Mais il y a longtemps que nous avons constaté, à Plein Sens, qu’il n’était pas toujours heureux de constater qu’on plaquait du mécanique sur du vivant. Et c’est même notre travail que de rechercher comment on pouvait concilier les réalités de terrain, avec leur vécu, le sens qu’elles revêtent pour des clients, des salariés, des partenaires, avec des dispositifs, des services, des modes de gestion qui s’adaptent au mieux au vivant et ne soient pas seulement de belles mécaniques, bien huilées, mais qui, plaquées sur des réalités ne fassent plus rire personne.

Jouons un peu …

Lundi, décembre 8th, 2008

1/ Essayez de faire une phrase avec le maximum des mots ci-dessous.
exemple : « Je reviens vers toi asap pour t’updater sur le RAF afin de finaliser le process SI. »

2/ Plus dur : traduire cette phrase en français
exemple : « Je te recontacte le plus rapidement possible pour t’informer des dernières mises à jour concernant les tâches qui restent à réaliser ainsi que le temps qui sera nécessaire à la finalisation de la description des procédures de fonctionnement du système d’information. »

RAF
wording
propale
open-space
feuille de temps
re-engineering
newsletter
le n+1
REX
je reviens vers vous
asap
faire le point
tes dispos
les recos
forwarder
FYI
brainstorming
reporting
les specs
en avance de phase
les livrables
la charge
deadline
bugs
le consommé
checker ses mails
quick win
les process
faire un retour
back office
copié-collé
la com
mobiliser des ressources
les leviers
mettre dans la boucle
le bon timing
best practice
optimiser
faire l’interface
le SI

Vous vous dites « ben oui, ce sont des mots ! » : vous y êtes, vous êtes dans le moule.

It’s time

Jeudi, novembre 6th, 2008

C’était le titre de couverture d’un célèbre magazine américain la semaine dernière, sur une photo de Barack Obama marchant d’un air décidé vers son destin.

Le changement est en effet plus que jamais à la mode.

Depuis le début de la Crise (insistons sur la majuscule), on entend parler de la fin d’un système et du début d’un autre dont il est bien difficile de dire de quoi il sera fait.

« Change we can believe in » : le changement était aussi au cœur de la campagne de Barack Obama. Son élection aujourd’hui ne soulève que de rares commentaires sur son programme mais un flot de réactions quasi-uniformes : « il est temps qu’un changement survienne aux États Unis d’Amérique, cette fois-ci, le changement est en de bonnes mains », « Finally change is in perspective!! », « C’est vraiment énorme ce qui est en train de se passer. Le monde serait-il finalement à l’heure du grand changement? », « Vous allez je l’espère changer l’Amérique et le monde. »…

Au delà de la rhétorique traditionnelle autour du changement, de vraies questions se posent : un changement oui, mais un changement de quoi ? Comment ? Et surtout vers quoi ?

Ces questions, certaines des organisations avec lesquelles nous travaillons y sont confrontées. Nous essayons de les aider à passer de ce sentiment d’urgence, d’espoir ou d’appréhension, à une démarche très concrète, un « projet ». Il faut décrire ce qui doit changer, trouver les voies pour opérer le changement et avant tout aider à comprendre pourquoi « ça change ».

D’ailleurs (dans l’hypothèse où M. Obama ne s’en sortirait pas - ce n’est pas facile d’être président), qu’il n’hésite pas à nous contacter, nous avons justement un créneau en janvier.